vendredi 5 juin 2020

Relations Union européenne/Afrique : vers un tournant majeur en 2020 ?


Relations Union européenne/Afrique : vers un tournant majeur en 2020 ?
5 juin 2020
Par Dr Patrick Ferras, président de l’association Stratégies africaines, enseignant à IRIS Sup’, et Jessica Ekon, diplômée d’IRIS Sup’ en Défense, sécurité et gestion de crise.


Le partenariat Afrique/Union européenne (UE) est le « cadre politique global et à long terme des relations de coopération UE – Afrique ». Il s’appuie sur une stratégie commune élaborée en 2007. Les domaines prioritaires ont évolué au niveau des premier (2008) et second (2013) plans de la feuille de route de 2014-2017, puis de la déclaration d’Abidjan, depuis 2018. À l’occasion du cinquième sommet UE/Afrique, qui s’est tenu en Côte d’Ivoire en 2017, quatre axes prioritaires ont été retenus pour la période 2017-2020 :
  • Investir dans le capital humain grâce à l’éducation, la science, la technologie et le développement des compétences ;
  • Mobiliser les investissements pour une transformation structurelle durable de l’Afrique ;
  • Renforcer la résilience, la paix, la sécurité et la gouvernance ;
  • Les migrations et de mobilité.

Tout en s’appuyant sur les orientations de la stratégie de 2007, ces axes d’effort laissaient entrevoir la nécessité de repenser le document originel. En mars 2020, une communication conjointe au Parlement européen intitulée « Vers une stratégie globale avec l’Afrique » a présenté les grandes lignes de ce que sera la nouvelle stratégie commune du partenariat UE – Afrique.

Le texte rappelle que l’Afrique est le « continent jumeau » de l’Europe. En effet, plusieurs structures de l’Union africaine (UA) ressemblent à celles de l’Union européenne. La montée en puissance de l’intégration régionale est effective depuis la création de la Zone continentale de libre-échange, mais demeure lente. L’UE met en évidence son expérience en matière d’union douanière et de marché unique pour accompagner la construction de la zone de libre-échange continentale africaine.

En matière de conflits et crises où les défis restent nombreux, l’UE préconise la mise en œuvre d’une approche intégrée à toutes les phases du cycle d’un conflit ainsi qu’un renforcement du lien entre l’aide humanitaire, le développement, la paix et la sécurité[1].

La pauvreté, la mauvaise gouvernance, le changement climatique appellent une action multilatérale que souhaite accompagner l’Union européenne en s’appuyant sur les décisions, déclarations et résolutions de l’Union africaine.

Si l’Afrique « suscite un intérêt accru de la part de nombreux acteurs sur la scène mondiale[2] », elle est encouragée à privilégier le cadre de coopération proposé par l’UE. Premier investisseur en Afrique avec 222 milliards d’euros[3] devant les USA (42 milliards d’euros) et la Chine (38 milliards) en 2017, l’UE a vocation à rester le principal partenaire du continent africain. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la contribution de l’UE en faveur de la Force conjointe du G5 Sahel est de 253,6 millions d’euros[4]. L’UE a en outre contribué à hauteur de 3,5 milliards d’euros par l’intermédiaire de la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique depuis 2004[5]. Pour la période 2021-2027, l’Afrique devrait bénéficier de la majeure partie des 60 milliards d’euros de l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale, pour des opérations de garantie visant à stimuler les investissements durables.

Face aux nouvelles menaces et opportunités communes, l’Union européenne plaide en faveur d’une coopération renforcée avec l’Afrique. Elle propose une nouvelle stratégie basée sur cinq partenariats en faveur d’une transition verte et l’accès à l’énergie, de la transformation numérique, d’une croissance et des emplois durables, de la paix et de la gouvernance et en matière de migration et de mobilité. S’appuyant sur de nombreux textes et des accords internationaux tels que les Objectifs de développement durable, l’Accord de Paris, l’agenda 2063 de l’Union africaine, etc., la stratégie proposée ne peut-être qu’acceptée en l’état tant elle est optimiste. Il est question d’investir sur la jeunesse atout majeur du continent, d’intégration régionale, d’avenir numérique, d’emplois, d’investissements, de climat des affaires, d’éducation, de santé, d’égalité du genre, de dialogue social, de résilience, de droits de l’homme, de migration et de mobilité. Si toute la sémantique de la société idéale figure dans ce partenariat, ces objectifs certes louables sont-ils pour autant accessibles ? L’emploi de cette terminologie ne démontre-t-il pas les résultats limités de la stratégie précédente ? Une stratégie doit être l’art de coordonner des actions pour un objectif clair. Dans cette ébauche de document, l’objectif semble inatteignable.

Pour gagner en efficacité, l’UE devra revoir ses ambitions à la baisse. Il serait plus raisonnable de s’appuyer sur les retours d’expériences de la période précédente pour tirer les enseignements afin de fixer trois ou quatre objectifs réalisables… À l’heure du Covid-19 et de ses premiers enseignements, il apparaît fondamental d’être réaliste et de ne pas chercher à façonner la société africaine en fonction de nos critères. Il appartient également aux Africains de faire preuve de davantage de réalisme dans leurs demandes de partenariat ce qui les obligera à structurer leurs besoins auprès des nombreux acteurs internationaux. Il en découlera une meilleure coopération au niveau bilatéral, régional ou continental. L’ambiguïté tout au long du texte sur l’emploi de l’Afrique ou de l’Union africaine souligne la difficulté d’approcher ce continent. Le partenariat ne peut être qu’entre l’UE et l’UA. Entité géographique, l’Afrique n’a en aucun cas une dimension politique.

Lors du prochain sommet UE – Afrique à Bruxelles, en octobre 2020, la stratégie globale avec l’Afrique fixera les priorités européennes pour la prochaine décennie. Elle sera déclinée en plans d’action et permettra d’actualiser les stratégies régionales pour le Sahel, la Corne de l’Afrique et le golfe de Guinée. L’année 2020 verra également l’aboutissement des négociations entre la Commission de l’UE et le groupe des pays Afrique – Caraïbes – Pacifique (ACP), qui ont débuté en 2018. Il manque néanmoins un aspect suivi à l’ensemble de ces documents. Il s’agit de l’obligation pour les deux partenaires et donc les 82 États (27 + 55[6]) d’avoir un retour systématique et lisible et sur les engagements financiers de l’Union européenne[7] et leurs résultats. C’est à ce prix que la relation sera « mûre et exhaustive », et que nous y verrons plus clair sur la multitude et l’efficacité des programmes, des dons qui rythment les relations entre l’UE et « l’Afrique ».

[1] Vers une stratégie globale avec l’Afrique, p. 14.
[2] Ibid., p. 2.
[3] Ibid., p. 7.
[4] Ibid., p. 13.
[5] Ibid., p. 12.
[6] La République arable sahraouie démocratique (RASD) est reconnue par l’Union africaine et participe aux différents sommets de l’organisation.
[7] À titre d’exemple, le onzième FED (2014-2020) a une enveloppe budgétaire de 30,5 milliards d’euros. La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie y contribuent respectivement à hauteur de 20,58 %, 17,81 %, 14,68 % et 12,53 % (Cf « Pour une redéfinition du partenariat entre l’Europe et l’Afrique », MEDEF, février 2019).
https://www.iris-france.org/147623-relations-union-europeenne-afrique-vers-un-tournant-majeur-en-2020/


dimanche 31 mai 2020

Renault, l'après-confinement et les SCOP.

Renault, l'après-confinement et les SCOP.


Par Noura Mebtouche.



La question du déconfinement qui se pose pour chacun d’entre nous est doublement cruciale pour les autorités. 
Non seulement ces dernières doivent organiser dans les conditions les plus efficaces possible la réouverture des établissements ainsi que la question des rassemblements et des transports et déplacements tout en veillant à la sécurité des personnes, mais elles doivent également se résoudre à reconsidérer le fonctionnement économique français en tenant compte des nouvelles données qui sont apparues pendant le confinement. 
Le paiement du chômage partiel pour la majorité des salariés qui ont été pendant ces deux mois et demi en situation de confinement obligatoire a bien été prise en charge par l’Etat. 
Mais aujourd’hui que l’activité reprend, il va falloir prendre en compte la situation de milliers d’entreprises qui doivent fermer leurs portes. 
Il s’agit principalement des petites et moyennes entreprises. 
Or, on ne le répétera jamais suffisamment, celles-ci sont le fondement même de notre économie et devraient être la priorité de notre politique industrielle.
Or, voilà que certaines grandes entreprises menacent aujourd’hui de fermer certains de leurs sites. On pense notamment aux entreprise Renault dans lesquelles l’Etat a un certain pourcentage de parts, et qui ont modifié récemment leurs vues politiques. 
Ainsi : « Sur les 14 sites industriels en France, « un seul site à l’horizon 2022 » sera fermé, celui de Choisy-le-Roy, qui emploie 260 personnes, a assuré le président du groupe, Jean-Dominique Sénard, lors d’une conférence de presse. 
Son activité de recyclage de pièces sera transférée vers l’usine de Flins dans les Yvelines. Ce site qui compte actuellement 2600 salariés, sera reconverti après l’arrêt de son activité de production automobile, à la fin de la Zoe (petite voiture électrique), après 2024.
Le groupe va lancer une revue stratégique pour la fonderie située à Caudan dans le Morbihan. Mais le site qui emploie 400 personnes ne devrait pas fermer ont assuré la direction du site et la CGT à l’issue d’un CSE extraordinaire ce vendredi. « Nous allons travailler avec la Bretagne pour réfléchir à l’avenir du site a affirmé pour sa part le président de Renault. Même chose pour l’usine de Dieppe qui emploie aussi près de 400 personnes, le groupe indique ouvrir « une réflexion sur la reconversion de lusine , à la fin de la production de l’Alpine A110 ». Le site normand « ne produit pas suffisamment de véhicules pour considérer un avenir dans la totale sérénité » selon M.Senard.
La fusion des sites de Doaui et Maubeuge dans le Nord est envisagée pour créer un centre d’excellence des véhicules électriques . La production des utilitaires électriques Kangoo devrait cependant être transférée à Douai qui héritera d’une nouvelle plateforme. Cette usine qui produit les modèles Espace, Scénic et Talisman, utilise actuellement moins d’u quart de ses capacités. En dehors de cela, Renault envisage certaines modifications dans ses usines à l’internationale (Maroc, Roumanie, Corée du sud, Turquie). La mise en oeuvre du plan coûte 1,2 milliards d’euros pour environ 2,15 milliards d’économie annuelle sur ses coûts fixes. ». 
(propos tiré de l’Union « Renault tranche dans le vif », 30 mai 2020.).
La condition des usines Renault à l’étranger ne fait pas notre propos ici, mais nous devons néanmoins spécifier que en dehors du fait que Renault fasse de gros 
efforts pour ne pas délocaliser l’ensemble de ses sites, l’usine reste néanmoins sur le point de mettre au chômage quelques 260 personnes sur le site du Val de Marne.
Or, si on reprend les différentes idées émises ces dernières années par la société civile (qui devrait compter dans le jeu démocratique et politique), on ne peut s’empêcher de penser que le gouvernement raterait si il ne prenait pas son courage à deux mains ici, une opportunité incontestable, d’être lui même à l’initiative d’une reprise en main de son usine par les salariés. 
Il suffirait que le gouvernement et notamment le premier ministre décide d’imposer à Renault au nom des aides qui lui ont été accordées depuis de décennies et des parts qu’il détient sur son capital, le don gratuit et symbolique aux 260 salariés de leur outil de production et des bâtiments présents sur ce site. 
Venant d’une entreprise historique comme Renault, ce serait de bon augure.
En ce qui concerne fait le potentiel technique, je veux dire les savoir-faire, ce sont les salariés qui les détiennent et il serait dommage que ce capital se dilue en obligeant les salariés à aller travailler chez Mac Donald’s ou Pimkie. 
Cela aussi fait partie de la politique promotionnelle de Renault.
Il faudrait créer une SCOP à l’initiative du gouvernement à titre d’expérimentation (loi   constitutionnelle de 2003 portant révision de la constitution et introduisant la possibilité en national comme en local de mettre en place de projets expérimentaux pendant trois ans reconductibles pour deux ans en cas de succès positif (articles 37-1 et 72-4, constitution française)). Cela à l'image de la proposition de loi du parti communiste français "Entreprises et territoire".
Nul doute que la conduite d’une nouvelle entreprise spécialisée dans le recyclage automobile en Val de Marne aurait du succès, même si elle n’est pas menée par un grand nom.
Cela permettrait d’abord de cautionner de manière plus évidente ce type de projet, cela remontrait la côte quelque peu malmenée par des erreurs de gestion dans la crise du Covid 19, des pouvoirs publics, cela redonnerait de l’optimisme aux 360 salariés pour ceux qui l’acceptent,  et leur donnerait l’opportunité de se servir du capital humain développé par l’expérience et la formation dans leur site Renault, dans le cadre d’un nouveau projet qui cette fois ci leur appartiendrait.

Enfin, l’Etat dont le président a récemment rendu hommage au Général de Gaulle  renouerait ainsi avec sa vraie nature esquissée par le Général de Gaulle dans les années 60 visant à privilégier sa propre vision des politiques industrielles, de territoire, conformément au programme du CNR avec une participation salariale accrue dans les instances de pouvoir, mais aussi dans le fonctionnement et le capital des entreprises.
Renault donnerait ainsi, l’exemple, les autres grandes entreprises en voie de restructuration devraient suivre,  dans une logique d’entreprise éthique et citoyenne qui rend au territoire ce qu’il lui a donné. C’est aussi une question de dignité.


Recyclage val de marne des débouches pourraient même embaucher.

vendredi 15 mai 2020

Un article sur la nécessité maintenant de Vérité.


Amnesty, RSF, Plenel et leurs médias, en ligne de bataille sous l’étendard "liberté d’expression" !

Contribution | 09 Mai 2020 | 14:40
Par Amar Djerrad
Amnesty international a diffusé une vidéo intitulée «des journalistes du monde entier appellent à la libération de K. Drareni » dans laquelle apparaissent des personnes «exigeant, sans conditions», chacun dans sa langue, sa libération « immédiate » tout en fustigeant les autorités algériennes !
Les autorités justifient cela par «des faits graves condamnables par la loi», Amnesty et RSF considèrent qu’elle est « illégale, touchant la libre d’expression».
Sous cette vidéo, des internautes ont exprimé leur point de vue, plutôt en faveur des autorités algériennes ! Ce qui n’a pas plu à «Amnesty international» qui a décidé de «désactiver» carrément les commentaires. 
Ces journalistes qui se sont prêtés à cette mascarade sont-ils au fait de la situation ? Connaissent-ils le dossier avant de s’engager ? Savent-ils que cette action, en faveur d’une seule personne, est impertinemment sélective ? Sont-ils informés qu’il y a 4 ou 5 autres que leurs soutiens classent aussi dans la même case « liberté d’expression » ? En se focalisant de façon aussi discriminatoire sur une seule personne, avec un tel chahut, n’ont-ils pas d’autres visées que ce prétexte de «liberté d’expression ? Est-ce des personnes «choisies» à l’image de «l’émigration choisie» selon l’utilité ? Cela suscite curiosité, non ?
Cette vidéo s’ouvre avec Edwy Plenel et se ferme avec Edwy Plenel ! Ils disent «du monde entier» alors que l’on devine qu’ils résident en Europe en particulier en France ! Parmi les intervenants on trouve entre la France l’Italie et l’Espagne, des africains du Soudan, du Tchad, du Togo, du Niger, de Sierra Léone, du Zimbabwe et des arabes de Jordanie, de Bahreïn, du Maroc, des Algériens de France, un argentin et deux Coréens du sud ! En tout « 24 » personnes au lieu de 29, car 5 sont en double ! Il y a donc tripatouillage !
Une «action-cinéma», criée dans la langue de chacun, montée certainement « en laboratoire » par Plenel et ses amis pour lui donner un semblant de «réaction internationale» !
Ils interviennent pour tenter de faire libérer, par des pressions sur la justice et sur les autorités et non par la force de la justice ?
En agissant avec ce mépris, ils se prennent pour quels néo-colons de «républiques» liges pour «exiger immédiatement et sans conditions» sans passer par la justice en conformité avec les lois algériennes et internationales ! Sont-ils aussi forts qu’ils ne le croient, sachant qu’aucun pays au monde «démocratique», «totalitaire» ou «despotique» ne cède à ce genre de pression outrageante quelle que soit la conséquence ! L’Algérie est un pays indépendant, avec une justice souveraine et ce n’est pas un quidam comme Plenel et une poignée de suivistes insolents qui vont changer son processus historique ! Elle est connue pour n’avoir jamais cédé à aucun chantage et aucune des pressions quelles qu'elles soient !
Qu’ils se renseignent, avant d’acquiescer, sur les douteuses accointances d’Edwy Plenel, d’Amnesty et de RSF avec les lobbies politico-financiers ! Ils ont cédé naïvement parce que des «patrons» l’ont exigé ! Ils acceptent de mentir parce qu’ils ne sont pas libre de leurs écrits, de leur signature et même de leur visage qu’ils prêtent à la caméra ! Ils s’affichent «voix de patrons et de meneurs » qu’ils ne connaissent certainement pas ! En fait, un piètre jeu de rôle d’un groupuscule dérouté, une tromperie pour mieux cacher de crasses intentions !
Nous ne sommes pas là, bien-sûr, pour juger ou donner notre avis sur des faits qui relèvent des compétences de la justice, mais de dévoiler au travers de ces ingérences, dissimulations et combines d’autres desseins malsains loin de cette « liberté d’expression » qui n’est qu’un faux semblant pour mieux duper!
Toutes les personnes, de n’importe quel pays, mises en examen, répondent elles-mêmes, ou par leurs avocats, des faits dont elles sont incriminées en présentant les arguments et preuves appropriés pour prouver leur innocence. Elles ont les moyens, l’intelligence et les lois de leur pays ! Elles n'ont aucunement besoin de ce genre de «pseudo-justiciers», mal inspirés !
Quand on observe leurs manières d’intervenir effrontées, pernicieuses et vexantes, il ne faut pas s’étonner de l’échec assuré et des réactions accablantes souvent tranchantes sur les réseaux sociaux qui ne lésinent pas sur les détails à cause précisément de ces milieux qui prétendent rendre justice eux-mêmes par sentiment de mépris plein d’arrogance ! Edwy Plenel est de ces milieux ! Il apparaît meneur chargé de cette propagande ; sûrement non sans contrepartie ! Combien de fois ces mêmes milieux ont contribué à des stratégies de « printanisation » pour déstabiliser des pays et l’Algérie reste un objectif ! Les services de sécurité algériens ne cessaient de mettre en garde sur des « incursions » dans le « hirak » afin de l’instrumentaliser pour y introduire d’autres revendications afin de le dévier vers la « printanisation » de l’Algérie ! Allez savoir avec qui et comment si ce n'est par la justice qui instruit à charge et à décharge !
Les Algériens ont appris que quand il y a des «campagnes», initiées depuis l’étranger, c’est qu’il y a tromperie ! Elles viennent dans le sillage des actions organisées hors ou en Algérie sous forme de pétitions, communiquées par des journalistes ou des «collectifs de défense» sachant bien que les choses se passent dans les tribunaux ! Cela reste des actions algériennes légales, se déroulant en Algérie et entrant dans le principe de la liberté d’expression et de pensée ! 
Ces «journalistes» de la vidéo se sont ingérés, sur commande, dans une affaire de justice d’un pays souverain ! Il n’est pas normal que l’on veuille prétendre aider quelqu’un, poursuivi en  justice, en utilisant des qualificatifs vexants envers les gouvernants et la Justice comme «relâcher immédiatement», «sans conditions», «pouvoir illégitime», «digne des dictatures» et autres !  Est-ce des choses raisonnables, sages et «diplomatiques» qui aident ou incitent à la clémence, si elle était possible ? Ces «milieux» et «organismes» sont en fait des fossoyeurs qui accablent plus qu’ils n’assistent ! Ils vivent aux dépens, du malheur, de ceux qu'ils manipulent, en faisant en sorte que leur malheur dure le plus tard possible !
Enfin, tout cela entre bien dans ces stratégies revues et corrigées, selon les opportunités, hostiles à l’Algérie depuis toujours visant à en faire une contrée vassale utile à l’exemple de ce que l’on appelle indignement «républiques bananières». Ce qu’elle ne deviendra jamais au vu de son Histoire et de sa culture !
Il faut retenir que ces prétendants «justiciers» de pacotille n’ont jamais aidé, assisté et apporté quoi que ce soit d’utile et d’honorable à qui que ce soit. Ils vivent du malheur des autres par opportunisme si ce n’est pas eux qui le suscitent !
Le salut est dans la justice par l’application rigoureuses des lois et non dans leurs négligences ou défiances que souhaitent les provocateurs et manipulateurs ! Alors laissons donc la justice suivre son cours ! Elle le fera en son âme et conscience en conformité avec la loi et son esprit ! Toutes autres actions, qui sortent de la légalité ou de la raison, agitées et tapageuses, n’auront aucun impact !

 Amar Djerrad

samedi 9 mai 2020

Après le dernier cycle.

 Après le dernier cycle.


Par Noura Mebtouche.

Nous en avons déjà beaucoup parlé (c’est difficile de revenir sans cesse sur les même choses) mais l’enjeu est crucial , surtout en cette fin de confinement, consistant à envisager une nouvelle forme de mondialisation économique qui élimine d'elle même naturellement , comme structures non efficientes, les multinationales.
Il faut bien garder à l’esprit aujourd’hui, que l’on ne peut pas confondre la notion de multinationale et celle d’internationale. 
La première, fait référence à ces monstres, que sont ces grandes entités formées de créations juridiques qui n’ont aucune essence, n’ayant ni famille ni patrie, et oeuvrent activement à couvrir l’ensemble des territoires par continent, en envahissant et en maintenant leurs monopoles ou souvent oligopoles, sur les marchés.
 Si quelqu’un voit un côté positif dans le fait que cette grande fraternité entre les peuples puisse se jouer dans une bouteille de coca-cola ou le dernier téléphone mobile sorti sur le marché... 
Quoique…téléphoner à sa famille quand on est loin n’est pas critiquable. mais on a pas besoin de changer de téléphone tous les six mois pour cela.
En ce jour du 11 mai 2020, jour officiel de la fin du confinement en France, il est temps, de faire un retour sur soi, nous tous, chacun que nous sommes…
Sans entrer dans le détail de la théorie économique : comprendre ce que signifie le terme « cycle économique de type Kondratieff » n’est pas difficile. 
Ces cycles, d’une durée de cinquante ans, et plus (plus de 10 ans pour celui dont nous allons presque sortir), ne sont pas voués à se renouveler sans cesse. 
On peut mettre fin aux cycles. 
C’est pourquoi nous avons appelé cet article « après le dernier cycle »
Un titre qui sonne un peu comme une série télévisée, ou un de ces films de science-fiction qui cherchent à imaginer ce que sera le monde de demain et nous plonger ainsi dans une forme d’hystérie collective.
Les économistes divergent au sujet de la datation même des cycles. 
Pas étonnant, la notion de cycle Kondrattieff est en elle même arbitraire et laisse la porte ouverte à toutes les interprétations possible et imaginables. Ainsi, certains pensent que 1990 est le début d’un nouveau cycle Kondratieff, tandis que d’autres, comme Yves Dimicoli (commission économique du parti communiste français, collaborateur à la revue "économie et politique") annoncent la date de début 2020.
C’est dire si les composantes et déterminismes à prendre en compte sont arbitraires. D’ailleurs, Yves Dimicoli  lui- même, énonce la possibilité d’une périodicité de 60 ans plutôt que 50.
Partisans de notre côté, d’une adaptation des théories de Nicolas Kondratieff à la conjoncture sur périodicité étendue comprenant les évolutions en matière de progrès technique, mais également en matière géopolitique et sociétale (les valeurs), je met en avant l’idée d’une possibilité de cycles Kondratieff de plus de 50 ans allant pour le dernier, celui dont nous sommes concernés jusqu’à 70 ans. Cela nous permet de le faire commencer en 1950. Ce cycle est marqué par une histoire et est ponctué de périodes de crises qui n’excluent pas la conformité aux autres cycles (Juglar et Kitchin). Il est ponctué de crises qui annoncent toutes son futur déclin. 
Mais ce qui le caractérise avant tout et dès le départ, c’est de puiser son essor et son envol dans le fameux plan Marshall, soit l’aide américaine. Je pense que c’est sur cette dernière indication que nous devons faire reposer toute notre inquiétude quant à l’avenir de notre système économique. Si pour les gens comme Yves Dimicoli, ce nouveau cycle qui va bientôt commencer est celui d’un nouvel espoir qui s’annonce, avec la perspective d’une remise en question du système actuel  reposant sur le capitalisme, pour d’autres, et ceux là n’attendent pas le grand soir, mais allongent délibérément l’argent du profit des multinationales pour faire de l’anticipation auto-réalisatrice (la spécialité des hommes du milieu des firmes aussi bien en matière de marchés financiers que monétaires ou d’économie réelle).
Et c’est ce qu‘ils font en ce moment en envisageant d'organiser une aide encore une fois venue des Etats-Unis pour alimenter nos économies européennes malmenées afin de relancer un nouveau cycle qui soit sous leur égide.
La perspective de ce fameux grand soir, avec celle de voir les multinationales disparaitre nous échapperait alors complètement.

Oui mais voilà, comment aurait-on pu imaginer un seul instant, que même dans nos rêves les plus fous, nous allions être confinés et obligés de porter des masques (qui n’existent pas) pendant un temps aussi long, pendant qu’autour de nous, dans un hypothétique brouillard, mouraient les uns après les autres les victimes du virus, et cela, à l’échelle planétaire.
De quoi imaginer un bon scénario, non ?
Ce titre « après le dernier cycle » sonne comme une lueur d’espoir de voir se coïncider sur les échelons politiques, économiques, sociaux et historiques, le début d’un moment important de notre histoire où nous aurions la main sur l’ensemble des rouages de notre société sans exception.

Là où on nous autorise à sortir un 11 mai, de manière complètement arbitraire, comme pour mieux nous rappeler l’interprétation qui va dans le sens de la fatalité de cette sortie, comme pour mieux nous avertir que nous allions subir nous aussi les 11 stations du chemin de croix avant de nous faire crucifier.

Voici ce que nous proposent les multinationales : un monde désabusé, désenchanté, et désespéré (ce qui va avec les trois D de désintermédiation, décloisonnement et déréglementation  bancaire) dont notre économie souffre encore, et où le seul projet de société que l’on nous propose, est un suicide collectif. 
Monté et mené à bien par des fanatiques hypnotisés, n’ayant aucune humanité et mégalomanes au point de croire qu’il relevait de leur mission que d’emmener l’humanité toute entière sur le chemin d’une rédemption toute factice juste avant le grand saut final, ce projet risque bien d’en générer d’autres. Son principal outil et vecteur de transmission outre les sectes : les multinationales. uniformes, fabriquant des produits à grande échelle qui se ressemblent tous , segmentant les marchés pour profiter de la main d’oeuvre pas chère des pays les plus en difficulté, sans aucune éthique.

On est loin alors, d’une internationale qui sonnerait le glas des prises illégales d’intérêt et des injustices sociales au profit de valeurs comme fraternité et éthique.
Multinationale ou internationale ?
Encore faut-il que chacun comprenne la différence entre les deux notions. Toutes les deux ont le même âge. Mais des histoires différentes, qui se recoupent avec une historicité différente, reposant sur le même phénomène de production à grande échelle. 
La première nous évoque ces grandes entreprises du capitalisme naissant qui se sont développées et ont doté notre pays d’infrastructures tout au long du XIX ème siècle, plongeant leurs racines dans la base : le colbertisme et son génie manufacturier. Voici pour notre héritage industriel.
Le deuxième plonge les siennes dans l’histoire des mouvements ouvriers, et des peuples en lutte, pour d’abord se pourvoir en biens et services élémentaires et défendre leurs droits face à la machine écrasante du capitalisme.

Pourtant, les deux termes riment et vont ensemble. On les confond, il est facile.de les confondre.
Là où certains cherchent à mettre en place une internationale fâchiste en Europe (Souvenez vous : c’était en février 2020, ils se sont réunis à Rome), d'autres se prennent à rêver, à rêver seulement d'une vraie Internationale fraternelle et laïque. 
Il faudrait pour que ceux soit celle-ci qui gagne, trouver le chaînon ou élément manquant qui la rendrait forte et incontournable, rendant ainsi le fâchisme et le réseau actuel d'économie mondialisé (ils vont d'ailleurs de pair) dérisoires et complètement incongrus. Il y a là une perspective historique profonde qui nous rappelle cette fameuse "fissure du Christ" dont parlait Kotoko Sushui, le fameux anarchiste libertaire, en prison pour caractériser le fossé entre le peuple et les moyens de production.

Les deux mondes (ceux des gens et des multinationales, les chinois parlent de trois mondes, le troisième étant celui des « gens »), se rapprochent et ont des points communs. 
Oui mais voilà : ils divisent, hérissent les uns contre les autres, et font reposer le mouvement social sur la lutte et l’adversité, hors du champ de la coopération, une valeur qui est contemporaine.
Nous devons pour mettre fin à ce cycle incessant bien connaitre les caractéristiques de la multinationale. Celle ci est parfois camouflée, on ne la reconnait pas tout de suite, comme lorsque une moyenne entreprise montée par un citoyen français de la diaspora va s’installer pour mettre en place des énergies renouvelables en Afrique avec dans son capital 50 % des parts à Total. On comprend ici la stratégie de cet éternel capitalisme qui n’en finit plus de se renouveler, sans cesse et est capable, comme les héros démiurges des légendes grecques, à changer de forme.

Pour mieux connaitre notre ennemi souvent camouflé il faut tenir compte de ceci :

- les cinq caractéristiques de la multinationale :
-Sa taille (en capital, en filiales).
-Les délocalisations. (du point de vue du territoire en interne).
-La segmentation des marchés. (Du point de vue des territoires tous ensemble, elle fait de certains pays des éternels sous-traitants mal payés).
-Les paradis fiscaux et l’évasion fiscale.
-« Ni Dieu ni maitre » un paradigme différent de l’anarchiste. Le fait de n’avoir aucun référent culturel, aucune nationalité, aucune éthique, aucun objectif à long terme et de nature globalisante, la non-adéquation aux principes de l’efficience, aucune croyance ni religion, aucune limite, aucune accroche territoriale.

Pour mieux déjouer ses pièges il faut avoir en conscience ceci :

-Les cinq tactiques de la multinationale :
-L’obsolescence programmée.
-La filière inversée (J.K. Galbraith), la création de nouveaux besoins.
-Les fausses innovations de produit.
-Les sous-gamme.
-La reproduction du capital hors du circuit productif (sphère financière).
-Le contournement de la loi et des règlements.

Et enfin, pour en finir de manière définitive avec les multinationales, il faut utiliser les armes suivantes, via des politiques publiques, car il s’agit bien d’une guerre. et pour la mener à bien nous pouvons utiliser une stratégie formée de sept armes que sont une charte éthique de l’entreprise obligatoire pour toutes les entreprises qui évoluent sur le territoire français, l’obéissance à un cahier des charges environnemental, à un cahier des charges sociétal, une réforme des marchés publics censée favoriser la mise en place des groupements d’entreprises en coopération dans le conditionnement et l’achat de matériel pour les économies d’échelle et l’obligation de comprendre des petites et moyennes entreprises utilisant des matériaux éthiques et durables, une politique de commercialisation commençant obligatoirement par fonctionner par circuits de proximité, pour aller du local au global, avec le respect d’une clause de subsidiarité pour toutes les entreprises de territoire (1), la mise en place d’un contrôle des structures pour toutes les entreprises de toutes les tailles avec des schémas directeurs intercommunaux d’installation mis en place avec l’aide des conseils économiques et sociaux régionaux et enfin, une sélection des entreprises qui veulent vendre sur le territoire français en fonction de leur appartenance aux réseaux de production et de commercialisation de référence en provenance des pays qui ont manifesté les même accords en matière économique (un nouvel alignement monétaire entre pays d’Europe du Sud et de l’Est et autres pays les moins développés d’autres continents sur la base de taux de change faibles).
Il s’agit ici de développer chez nous la notion de citoyenneté de l’entreprise, une notion qui doit être valable aussi bien pour les personnes physiques et morales et qui doit embrasser les valeurs de la République.

Enfin, il faut exiger que soient respectés les principes suivants :
Les entreprises présentes sur le territoire :
-N’utilisent pas de produits polluants ou ayant des effets néfastes ou inconnus sur l'environnement ou les organismes. Chaque matière première est saine et utilisée avec parcimonie.
-Respectent l'environnement pendant le processus de production, celui de transformation et de commercialisation (y compris conditionnement).
-Respectent le rôle social que l'Etat a donné aux entreprises notamment en matière d'emploi, de créativité, de recherche-développement et de développement local sur le territoire, cet objectif passe avant ou disons plutôt qu'il coïncide avec leurs quête bien légitime de profit et dans ce sens, elles privilégient le territoire français (d'ailleurs nous remarquerons ici que tous nos calculs doivent se faire à partir du PIB et non pas du PNB français qui, lui, tient compte des productions françaises réalisées à l'étranger), mais pas de la cohorte d'aspects positifs que peut comporter la présence d'entreprises sur notre territoire notamment en matière d'emplois ou de développement des territoires, même s'il s'agit d'entreprises de nationalité étrangère. Nous ne tenons pas compte non plus du RNB puisque ce qui compte pour nous ici, c’est les processus de production et leurs fruits, la valeur-ajoutée, pas les revenus qui d'ailleurs ne sont pas consommés sur le territoire. Or, il s'agit ici de mettre en place des mesures d'ancrage territorial.
-Respectent le droit du travail français et européen (ce qui n'est pas toujours le cas des entreprises délocalisées et nous allons ainsi pouvoir faire la chasse aux entreprises délocalisées qui se servent de la législation des pays étrangers pour faire du profit).
-Respectent une déontologie stricte en matière de libre-concurrence (inspirée des critères de la concurrence pure et parfaite) et ne s'autorisent pas l'utilisation de procédures de production ou de mise sur le marché à caractère monopolistique même de manière détournée).
-Respectent dans la mesure du possible, une configuration dite de « petite taille » ou, pour les entreprises à économie d'échelle, de participation salariale active ou de coopérative, propre à favoriser la libre-concurrence, mais aussi la créativité. Elles sont le juste revers du réseau d'entreprises à caractère monopolistique et n'en font pas partie, même de manière détournée. Il faut bien cloisonner les deux mondes.
-Mettent en valeur les productions locales, les savoir-faire locaux. Savent mettre en valeur le patrimoine ainsi crée en matière de techniques, d'apprentissages de savoir-faire et le conserver.
-Favorisent la participation salariale active et ont (souvent) la forme de coopératives ou de petites entreprises.
-Favorisent dès que cela est possible, l'exportation sur des marchés courts, sans beaucoup d'intermédiaires avec des pays moins développés que le leur.


(1) Les circuits d'approvisionnement fonctionnent de bas en haut, on ne se pourvoit à l'extérieur (importations), que si le marché formé des productions fournies par les entreprises de proximité et les  marchés régionaux des autres territoires intérieurs n'est pas suffisant.

lundi 20 avril 2020

Palestine-Syrie-Lybie : l'honneur de la Tribu.

A l’occasion des pourparlers de la ligue arabe de ce jeudi 30 avril 2020 autour du plan de paix Trump, on peut d’ores et déjà avancer deux choses. Quoiqu’il advienne Israël ou Palestine ou pas, on peut avancer le pronostic suivant : rien ne se réglera, et cela, dans aucun Etat à dominante arabophone, sans que les Etats n’adoptent le principe suivant :
Il faut s’inspirer du passé et rester fidèle à l’histoire.
Mais quel passé ? Celui qui a fondé le droit historique des territoires, ce dernier est coutumier souvent, il est ancré profondément dans l’histoire des territoires concernés, ses hommes, ses cultures, son patrimoine. 
C’est le droit coutumier des Tribus. C’est ce dernier qui fonde la Asabyya, ce fameux « esprit de corps », propre à la   communauté. Sans lui, il ne peut pas y avoir de communauté d’Etat.
C’est le ferment sur lequel doit reposer la légitimité des gouvernements, l’unité et la solidité des Etats. Ce dernier est bien plus fort que la doxa et la propagande nationaliste que l’on a tenté d’imposer depuis les indépendances souvent par la force ou la violence avec ses symboles : le drapeau, l’hymne national ou la commémoration d’indépendance ou de prise de pouvoir.
Autre chose d’important : la tribu existait avant l’islam, elle est « anté-islamique » et erreur que nous faisons tous est lorsque l’on a conscience de cela, est d’occulter cette période pour mieux comprendre la source des conflits et dissensions internes aux pays arabes. 
Cela nous montre également que la question n’est pas dans le réglement complètement inutile de conflits liés à la religion, que la question n’est pas l’islam mais bien, comme l’a montré Kadhafi dans son livre vert dans la mise en place d’un système qui rend aux tribus toute leur majesté et leur rôle dans la vie politique quotidienne, dans un mouvement qui part du local pour aller au global. 
Ensuite il faut penser au présent et au bagage qu’il nous apporte. Ce présent, c’est le droit universel, les droits de l’homme, contenus dans la déclaration de 1948. Ce droit là a une dimension internationale.
 Il y a un enjeu d’ouverture pacifique vers les pays voisins et les autres puissances et cultures mondiales.
Et puis il y’a le droit du futur à construire sur ces deux bases pour le vote des « hommes libres » ceux des tribus. 
L’objectif est d’assurer la stabilité de l’Etat, sans main mise occidentale sans que l’occident ne vienne placer un de ces hommes de paille dont il a le secret. 
Avec toujours ce croisement entre dimension universelle celui des droits de l’homme et en transversal, celle de chaque tribu dans son territoire et son identité. 
C’est ainsi que l’on peut concevoir que les Etats arabophones puissent faire partie de la communauté internationale, pas grâce au religieux. 
C’est pourquoi la question religieuse doit être totalement occultée des pourparlers entre Israël et la Palestine, cette dernière n’est pas suffisamment lointaine dans le passé pour en constituer la véritable trame fidèle à une configuration historique véritable.
Il y avait des juifs et des arabes avant l’islam et ceux-ci faisaient partie de tribus voisines qui coexistaient, toutes étaient sémites.
La porte est dès lors ouverte vers l’idée d’un seul Etat avec partage équitable des richesses, à binationalité, et une Jerusalem ayant le statut de ville internationale, patrimoine de l’humanité (voir mon article du 31 janvier 2020 et celui du 05 juillet 2019 sur ce blog).
Il y’a ainsi une porte ouverte vers d’avantage d’ouverture d’esprit, chacun gardant sa religion pour soi. Ce qui est faisable dans un Etat comme le Liban qui est une création récente faite par l’occident suite aux partages du Moyen Orient entre la France et le Royaume Uni comme une constitution tenant compte des religions présentes dans le pays et à proportion dans son Parlement, parce que le pays est trop récent pour que l’on puisse prendre en compte les tribus pour en expliquer le fonctionnement du politique, ne l’est pas dans les autres pays arabes à tradition bien plus ancienne , de plusieurs millénaires.
 C’est notamment le cas en Syrie ou en Lybie, qui sont des Etats où les Tribus sont importantes (comme d’ailleurs dans toute l’Afrique). 
On a trop souvent essayé d’éluder le problème dans les Etats arabes pour que le politique y fonctionne correctement. ainsi pourrait on imaginer un Parlement syrien ou lybien divisé en plusieurs factions correspondant aux tribus régionales présentes dans le pays concerné comme on le fait au Liban avec les religions. 
Des Tribus anté-islamiques qui existaient déjà avant l’implantation de l’islam. Celle-ci, avec la création d’un Etat unifié à Médine, est à l’origine de cette profonde acculturation qui commence avec elle et se continue avec les différentes colonisations notamment occidentales.

Pour guérir de cette acculturation et retrouver un présent plus riche, renouant avec la notion de civilisation (n’oublions pas que l’idée de civilisation est née dans ces pays), bref , pour que le soleil y brille à nouveau il faut absolument retrouver l’honneur de la Tribu.
Par Noura Mebtouche.

A ce sujet :
lundi 20 avril 2020 Palestine-Syrie-Lybie : l'honneur de la Tribu. A l’occasion des pourparlers de la ligue arabe de ce jeudi 30 avril 2020 autour du plan de paix Trump, on peut d’ores et déjà avancer deux choses. Quoiqu’il advienne Israël ou Palestine ou pas, on peut avancer le pronostic suivant : rien ne se réglera, et cela, dans aucun Etat à dominante arabophone, sans que les Etats n’adoptent le principe suivant : Il faut s’inspirer du passé et rester fidèle à l’histoire. Mais quel passé ? Celui qui a fondé le droit historique des territoires, ce dernier est coutumier souvent, il est ancré profondément dans l’histoire des territoires concernés, ses hommes, ses cultures, son patrimoine. C’est le droit coutumier des Tribus. C’est ce dernier qui fonde la Asabyya, ce fameux « esprit de corps », propre à la communauté. Sans lui, il ne peut pas y avoir de communauté d’Etat. C’est le ferment sur lequel doit reposer la légitimité des gouvernements, l’unité et la solidité des Etats. Ce dernier est bien plus fort que la doxa et la propagande nationaliste que l’on a tenté d’imposer depuis les indépendances souvent par la force ou la violence avec ses symboles : le drapeau, l’hymne national ou la commémoration d’indépendance ou de prise de pouvoir. Autre chose d’important : la tribu existait avant l’islam, elle est « anté-islamique » et erreur que nous faisons tous est lorsque l’on a conscience de cela, est d’occulter cette période pour mieux comprendre la source des conflits et dissensions internes aux pays arabes. Cela nous montre également que la question n’est pas dans le réglement complètement inutile de conflits liés à la religion, que la question n’est pas l’islam mais bien, comme l’a montré Kadhafi dans son livre vert dans la mise en place d’un système qui rend aux tribus toute leur majesté et leur rôle dans la vie politique quotidienne, dans un mouvement qui part du local pour aller au global. Ensuite il faut penser au présent et au bagage qu’il nous apporte. Ce présent, c’est le droit universel, les droits de l’homme, contenus dans la déclaration de 1948. Ce droit là a une dimension internationale. Il y a un enjeu d’ouverture pacifique vers les pays voisins et les autres puissances et cultures mondiales. Et puis il y’a le droit du futur à construire sur ces deux bases pour le vote des « hommes libres » ceux des tribus. L’objectif est d’assurer la stabilité de l’Etat, sans main mise occidentale sans que l’occident ne vienne placer un de ces hommes de paille dont il a le secret. Avec toujours ce croisement entre dimension universelle celui des droits de l’homme et en transversal, celle de chaque tribu dans son territoire et son identité. C’est ainsi que l’on peut concevoir que les Etats arabophones puissent faire partie de la communauté internationale, pas grâce au religieux. C’est pourquoi la question religieuse doit être totalement occultée des pourparlers entre Israël et la Palestine, cette dernière n’est pas suffisamment lointaine dans le passé pour en constituer la véritable trame fidèle à une configuration historique véritable. Il y avait des juifs et des arabes avant l’islam et ceux-ci faisaient partie de tribus voisines qui coexistaient, toutes étaient sémites. La porte est dès lors ouverte vers l’idée d’un seul Etat avec partage équitable des richesses, à binationalité, et une Jerusalem ayant le statut de ville internationale, patrimoine de l’humanité (voir mon article du 31 janvier 2020 et celui du 05 juillet 2019 sur ce blog). Il y’a ainsi une porte ouverte vers d’avantage d’ouverture d’esprit, chacun gardant sa religion pour soi. Ce qui est faisable dans un Etat comme le Liban qui est une création récente faite par l’occident suite aux partages du Moyen Orient entre la France et le Royaume Uni comme une constitution tenant compte des religions présentes dans le pays et à proportion dans son Parlement, parce que le pays est trop récent pour que l’on puisse prendre en compte les tribus pour en expliquer le fonctionnement du politique, ne l’est pas dans les autres pays arabes à tradition bien plus ancienne , de plusieurs millénaires. C’est notamment le cas en Syrie ou en Lybie, qui sont des Etats où les Tribus sont importantes (comme d’ailleurs dans toute l’Afrique). On a trop souvent essayé d’éluder le problème dans les Etats arabes pour que le politique y fonctionne correctement. ainsi pourrait on imaginer un Parlement syrien ou lybien divisé en plusieurs factions correspondant aux tribus régionales présentes dans le pays concerné comme on le fait au Liban avec les religions. Des Tribus anté-islamiques qui existaient déjà avant l’implantation de l’islam. Celle-ci, avec la création d’un Etat unifié à Médine, est à l’origine de cette profonde acculturation qui commence avec elle et se continue avec les différentes colonisations notamment occidentales. Pour guérir de cette acculturation et retrouver un présent plus riche, renouant avec la notion de civilisation (n’oublions pas que l’idée de civilisation est née dans ces pays), bref , pour que le soleil y brille à nouveau il faut absolument retrouver l’honneur de la Tribu. Par Noura Mebtouche.

Lettre à M.Gorbatchev de Green Cross International





Le confinement est l'occasion de se souvenir des bons moments de notre mouvement...

Cette lettre a été écrite le 8 janvier 2012, en réaction à la position de la Russie au conseil de sécurité à l’ONU, dans le cadre du conflit syrien que nous jugeons périlleuse.
Nous lui parlions de notre idée de l'OIA.

Une autre lettre un peu similaire avait été envoyée à Mme Danielle Mitterrand de France Libertés à la même époque.
L’occasion d’entrer en contact avec M. Gorbatchev et de lui faire connaitre l’existence de Respublica.
On peut consulter tous les courriers que nous avons envoyé à nos lecteurs, sympathisants ou hommes et femmes politiques sur le Facebook de Noura Mebtouche, option Respublica).
 M.Gorbatchev.
Je m’appelle Noura, je suis française.
J’ai crée il y a trois ans un mouvement politique, citoyen, républicain.
Ce mouvement est à l’origine d’un véritable projet politique pour la France mais également pour l’Europe. Ainsi avons-nous développé l’idée d’une économie nouvelle, qui repose sur les dynamismes et potentiels locaux, bien davantage que sur le grand capitalisme qui aujourd’hui encore nous montre ses limites.
Des limites qui sont défavorables à la Paix.
Nous admirons beaucoup ce que vous avez fait pour la Russie et n’évoluons jamais dans nos recherches sans penser à la nécessaire complémentarité entre transparence (Glasnost) et Perestroïka (vague de réformes, restructuration).
Nous admirons également vos positions actuelles, au sein de Green Cross International, bien entendu, nous venons d’écouter votre annonce parue le 1er février autour de l’eau (voir notre projet d’Organisation des Etats indépendants et autonomes , notice 1) mais également au sein de la Fondation Gorbatchev pour la recherche en sciences économiques et politiques.
Nous apprécions aussi beaucoup vos positions actuelles dans le cadre des événements politiques d’une Russie qui vous est chère, particulièrement votre intransigeance et le sens de l’incorruptibilité dont vous avez fait preuve dans vos interventions auprès de Vladimir Poutine en décembre dernier.
Nous pensons néanmoins que ce dernier peut avoir les qualités d’un grand chef d’Etat, à condition qu’il soit bien conseillé et vigilant en ce qui concerne les qualités de rigueur et de justice qu’il convient de garder en permanence comme arme de guerre pacifique en cette époque cruciale où l’avenir du monde se dessine.
Pour moi Vous, Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev constituez en ce moment les trois têtes « invisibles » du véritable pouvoir russe. Il s’agit d’une sorte de triumvirat représentant : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, et le droit.
Dimitri Medvedev exerce actuellement le pouvoir exécutif, Vladimir Poutine est le législatif qui n’attend plus que d’être légitime. Vous-même Mickaël Gorbatchev, à l’origine de la constitution de la Fédération de Russie, ayant initié les plus grands chamboulements de l’ex URSS, et donné au nouveau pays la possibilité de se donner une Constitution êtes le gardien du Droit, même si vous ne l’êtes pas officiellement.
Nous avons repris, chez Respublica, cette notion de Triumvirat, trois pouvoirs, trois
 « têtes différentes » : le Sénat et son président, le Président de la République et le gouvernement pour l’exécutif , le conseil constitutionnel garant des droits et des libertés mais aussi du respect de la Constitution et de la séparation des pouvoirs dans notre projet de Constitution (voir notice 2), formé d’anciens, « les sages de la République ».
Aussi sommes nous contents de pouvoir vous écrire afin de vous faire connaitre notre existence et nos positions en tant que mouvement politique qui sait diffuser ses idées, n’hésite pas à la faire auprès des présidents ou candidats à la présidence et a bien l’intention, dans cinq ans de se présenter aux élections présidentielles afin de mettre en place son programme.
Nous connaissons  le rôle que vous avez toujours joué et continuez à  jouer en ce moment, en matière de promotion de la Paix .
C’est avec une grande consternation que j’ai lu ce matin les nouvelles dans le journal le Monde.
 On y apprend que dans le cadre de la guerre civile en Syrie, à l’ONU. La Chine et la Russie font des leur, et utilisent leur droit de veto pour s’opposer à la reconnaissance du peu de légitimité des actions menées par le gouvernement syrien.
Il est vrai qu’aujourd’hui, la Chine se venge de plusieurs siècles passée sous domination occidentale. Il est vrai que cette dernière doit, à l’abri de ses réserves financières énormes se sentir invulnérable.
Mais de là à ouvrir la porte à un nouvel ordre mondial qui n’aurait d’autre fondement que le despotisme, le profit à tout prix et la loi d’un marché implacable ?
Le XXI ème siècle, censé être un siècle nouveau, propice à l’éveil de l’individu va-t-il rater son entrée dans le monde civilisé ?
Ce serait profondément dommage.
Or, voici que la Russie dont nous avons étudié l’histoire avec passion et décortiqué une Constitution toute neuve, moderne, démocratique, laissant la place libre à l’expression de tous les régionalismes (la liste des territoires, républiques, régions, regions et districts autonomes est impressionnante et témoigne d’une grande ouverture et diversité  donnant à l’individu, citoyen de la fédération toute l’importance qu’il est en droit d’attendre, participe avec la Chine, sa proche voisine, à ce début de tentative visant à couper, une fois de plus le monde en deux parties.
La situation en Europe de l’Est est périlleuse. Les dictatures et les dirigeants peu portés vers la démocratie se succèdent, tentent de créer une nouvelle force qui viendrait s’opposer aux partisans d’une liberté et d’un bien-être déjà difficile à mettre en place dans les pays qui s’en  réclament.
Nous sommes tous collectivement responsables du nouvel ordre mondial qui est en train de se construire aujourd’hui .
La fracture béante qui s’est creusée au gré des conflits lors du siècle précédent ne demande qu’à se refermer avec des choses constructives,  et non pas de nouvelles occasions de laisser se propager le mal sur terre.
Nous savons que Vladimir Poutine est partisan d’une Union Eurasienne qui incluerait les deux grandes puissances que sont la Chine et la Russie.
Profondément européens, nous trouvons dommage que la Russie, dont une grande partie est  européenne pratique sur les peuples, cette forme d’acculturation qui  les empêche de s’autodeterminer, et de prendre pleine mesure de leur autonomie pour avancer ensemble, dans la voie vers la Paix, l’Harmonie et le Bien-Etre.
Nous avons, je vous en ai parlé tout à l’heure, beaucoup travaillé sur la Constitution de Russie.
Une aventure passionnante dont nous nous sommes inspirés afin d’écrire notre propre projet de Constitution pour la République Française.
Celle-ci modernise, complète, remet au goût du jour notre Constitution de 1958, sans jamais se démarquer de la logique voulue par le Général de Gaulle et son équipe de constituants issus de la Libération de la France, lesquels surent marquer profondément la République française par leur vision d’une politique à long terme. C’est cet esprit là, visionnaire, que nous voulons conserver.
Dans ce projet de Constitution, nous avons laissé toute sa place à l’Europe. Non pas une Europe telle que perçue jusqu’alors, qui serait une grande puissance économique capable de rivaliser, même en s’essoufflant un peu, en en laissant quelques uns au bord de la route, avec des puissances toutes neuves comme la Chine.
 Notre Europe à nous est une Europe avant tout culturelle, historique, qui laisse sa place à toutes les cultures et organise grâce aux alliances entre villes, associations, petits producteurs, petits consommateurs, nomades, des ponts, des passerelles, des alliances...
Ainsi avons-nous eu l’idée de créer des « Pays », librement, entre villes et villages, entre deux frontières, avec des Chartes qui ont leur propre champ de compétences et ne concurrencent pas l’organisation interne de chaque Etat ni ne s’opposent aux décisions de ces derniers mais sont là simplement pour montrer que leur territoire existe, qu’il a une histoire et une identité.
Et pourquoi pas des assemblées régionales consultatives européennes (ARC) qui pourraient donner leur avis à l’Europe et à chaque Etat sur les décisions prises ?
Ce nom là rappelle le mot Arche qui n’est pas éloigné du mot Alliance. Et cela n’a qu’une seule consonance, le mot Paix.
Ainsi, avons-nous pour projet de mettre en place progressivement cette forme de reconnaissance de territoires qui ont un passé commun, une histoire, une langue commune, en transparence, en superposition sur l’organisation de chaque Etat.
Nous voulons, chez Respublica ,que la France soit pionnière dans ce domaine .
Du moins a-t-on déjà commencé à relier certaines villes entre elles, fait émerger  des territoires qui sont liés par une identité commune.
Cette Europe, qui n’a rien d’arbitraire, rien de totalitaire, bien au contraire, nous la voulons jusqu’à l’Oural, comme l’avait déjà prédit le Général de Gaulle..
Dans cette Europe, nous incluons la Russie, du moins en ce qui concerne sa partie ouest. C’est un grand pays, qui peut supporter une double identité que recoupe la grande identité Fédération de Russie.
 Pourquoi ? Parce que cette partie là, est profondément européenne dans son histoire, dans sa culture, dans son identité, dans la façon de vivre, de concevoir la vie de ses habitants.
Une grande partie des Pays de l’ancien bloc de l’Est n’en fait elle pas déjà partie ?
L’Europe n’attend plus que l’Ukraine et ses proches voisins dont cette partie ouest de la Russie fait partie, ne nous laissons pas nous la faire voler…
Faire de la Fédération de Russie un immense bloc uniforme qui serait allié aux grandes puissances asiatiques aurait les même conséquences qu’un ethnocide, certains ont parlé de « génocide culturel ». Cela reviendrait à étouffer la moitié de la population de Russie, un grand pays très riche et très diversifié, ce qui constitue sa force…Quel dommage
Cela reviendrait à nous priver volontairement des nécessaires liens et contacts pacifiques entre deux grandes civilisations. L’Europe d’une part, La Chine d’autre part. 
Quel dommage…
Pour une fois que nous avions cette occasion de nouer des liens autrement qu’avec le tourisme de bas étage ou la consommation de masse.
Il y a une autre façon de concevoir les relations des Etats entre eux.
Et c’est la Russie qui cette fois-ci, est au centre de la problématique. Elle peut être, si elle le veut, la championne de la Paix dans le monde.
De quoi satisfaire les grands Politiques, qui ont fait ou vont faire l’histoire de ce Pays.
De quoi lui donner la place qui lui revient de droit dans notre ordre mondial.
Une place qu’elle attend depuis longtemps.
Notre vision de la Russie , de l’Europe et du Monde est très conciliable avec celle de Vladimir Poutine.
Nous sommes favorables à une Union Eurasienne, nous aussi.
Là où  il dit « Nous voulons une Union Eurasienne », nous répondons chez Respublica : « L’Union Eurasienne ne peut pas exister sans l’Union Européenne . Toutes les deux sont complémentaires. ».
Cela veut dire, bien entendu, que toute Union Eurasienne ne peut pas trouver de sens, dans notre XXIème siècle de Paix et d’intelligence pure, si elle  ne se fait pas dans une optique de civilisation.
Or, qu’est ce que la civilisation sans une optique de paix, de cohabitation d’enrichissement mutuel ?
Une Union Européenne à l’Ouest,  se construisant naturellement par rapprochement entre villes, une Union Eurasienne au Sud se construisant sur le même mode, et non pas en opposition au Droit, à la Démocratie, à la Paix…
Quel bel écrin pour la Russie, digne de son passé…, telle que nous l’avons décrite,
Or, cette Union Eurasienne c’est aujourd’hui qu’elle est en train de se construire. Quelque part, la Russie elle-même en est largement responsable. Aujourd’hui même, en préparation à cette alliance entre pays voulue par ses dirigeants, est en train de se faire un nouvel ordre mondial.
En signalant sa désapprobation au conseil de  sécurité sur la manière de traiter le cas syrien, et en se mettant résolument du côté de la Chine, Dimitri Medvedev nous oriente mondialement sur un terrain trop escarpé pour qu’il n’y ait pas de chute.
Ce terrain là, nous le connaissons bien car nous l’avons déjà expérimenté pendant tout le siècle précédent sur la base de la mésentente, de la discordance, de la guerre…
La Russie, pays responsable de ses actes n’y trouve elle pas un moyen, en Etat ayant tiré les leçons du passé le moyen de rester fidèle à sa tradition de diplomatie et de prospérité  tel que défini par les grands dirigeants qui l’ont construite, ceux qui de Ivan III et même bien avant lui, à aujourd’hui, font d’elle un ensemble unifié par une même histoire, avec une logique qui lui est propre.
N’est ce pas un moyen de montrer aux Etats-Unis que la Russie compte autant qu’elle ?
 Sur l’échiquier mondial ? Non pas grâce à une guerre qui donnerait des victoires éphémères   mais avec la mise en place d’une entente enrichissante et productive qui va porter ses fruits, après que l’arbre ait grandi, en toute quiétude.
Seule la Russie peut raisonner la Chine et la convaincre de participer au grand mouvement collectif . Cela passe par la reconnaissance, au sein du conseil de sécurité, même si la Russie veut montrer son désaccord avec un certain ordre mondial, qu’elle désapprouve,  de l’iniquité de certaines méthodes  comme c’est le cas en Syrie actuellement (1).
A la Russie elle même de construire le prochain, ordre mondial, mais pas sur le dos de civils innocents.
Il y a un  mouvement collectif  obligatoire vers la Paix dont on doit supprimer les entraves.
Il doit correspondre aux exigences de Paix et de Fraternité entre les peuples que nous réclamons depuis des siècles .
Cette exigence là est pourtant bien, internationale.
C’est la loyauté qui fait les grands Etats. Et le sens de la Justice qui finit toujours par gagner.
Il me semble que dans ce cadre, vous avez un rôle à jouer, en tant qu’inspirateur, une fois de plus, mais aussi de gardien et aussi de conseiller de la Paix.

Noura Mebtouche.
(1) L'utilisation de l'arme chimique par les dirigeants syriens.